Presse

Article paru dans le 24 heures le 25 septembre 2020.

De gauche à droite: Michele Scala, trésorier, Sarah de Dea, secrétaire, Juan Correa, membre actif, Sandrine Cornut, présidente et Virginie Pitteloud, membre.

https://www.24heures.ch/le-musee-des-migrations-sapprete-a-ouvrir-ses-portes-a-lausanne-607253349305

«Un nouveau musée voit le jour à Lausanne», annonce le communiqué de presse du Musée des Migrations. Comme son nom l’indique, le lieu sera consacré à la question de la migration humaine. «Aussi bien des personnes qui ont migré vers la Suisse que les Suisses qui ont migré vers d’autres régions du monde», précise Michele Scala, l’un des instigateurs du projet et trésorier de l’association.

Le futur musée prendra ses quartiers dans les locaux de Casona Latina, situés derrière le Théâtre de l’Arsenic, à Lausanne. Pour l’instant, les 1200 m² du musée sont encore en chantiers. Mais les travaux devraient être finis pour accueillir la première exposition consacrée aux cinquante ans de l’initiative Schwarzenbach et les droits humains, dont l’inauguration est agendée le 29 octobre. Elle racontera l’histoire des migrants venus en Suisse pour construire ses infrastructures, comme les tunnels, à l’époque de la première initiative contre «la surpopulation étrangère».

L’exposition mettra l’accent sur la violation des droits humains, avec des témoignages d’enfants cachés, de familles séparées. Pour cette première, le musée a pu s’appuyer sur les vidéos et les documents du syndicat Unia. «Il y aura un focus sur les migrants italiens qui étaient les plus nombreux à cette époque-là», note Sandrine Cornut, présidente de l’association.

Le musée arrive dans le contexte de la votation dite de limitation, sur laquelle les Suisses sont amenés à se prononcer dimanche. «C’est la treizième initiative de ce type, compte Sarah De Dea, secrétaire de l’association. Il est important de parler des conditions de vie des gens venus en Suisse qui n’avaient aucun droit. C’est un moyen de sensibiliser contre le racisme et la xénophobie». L’association aimerait bien organiser des visites guidées pour les écoles. «Malgré tout, ce n’est pas un musée politique», précise Sarah De Dea.

Le Musée des Migrations est une initiative complètement privée. «Pour l’instant, nous ne recevons aucune aide publique, mais les autorités sont informées de notre démarche, explique la présidente. Nous sommes en lien avec le Bureau lausannois pour les immigrés.»

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